Pierre Henrionnet 1924 - 1945
Né(e) 17.2.1924 à Mainz
Décédé(e) 9.2.1945 à Melk
Biographie
Pierre Jean Émile Henrionnet est né le 17 février 1924 à Mayence (Mainz) durant l’occupation de l’Allemagne par l’armée française consécutivement à la première guerre mondiale. Il a vécu avec sa famille à Coblence (Koblenz) jusqu’en 1928, puis son père quittant la vie militaire, la famille d’origine meusienne, s’est réinstallée en Lorraine mais à Nancy. Il est le seul garçon d’une fratrie de 6 enfants. Orphelin de mère à 11 ans, il devient « enfant de troupe » vers l’âge de 13 ans, instruit à l’école militaire préparatoire d’Épinal. Lors de la mobilisation, l’école s’installe à Niort puis durant l’été 1940 en zone libre à Montélimar. A la veille du débarquement, il rejoint sa famille. Il travaille alors quelques mois aux Aciéries de Pompey. Averti qu’il figurait sur la liste du STO (Service du Travail obligatoire en Allemagne), réfractaire il part vivre chez sa sœur et son beau-frère Armand Perrin (voir sa biographie), cultivateur à Fenneviller, qui sera déporté avec lui. Ayant reçu une formation militaire, il participa avec son beau-frère Armand à la résistance avec le maquis du secteur. La fin d’août 1944 était la période de la moisson. Le dimanche 27, la famille part à la messe à Pexonne car l’office y est plus matinal qu’à Fenneviller. Leur intention était de reprendre les travaux de la moisson compte tenu des conditions météorologiques. Durant la messe, les SS encerclent l’église, c’est la rafle puis la déportation. Après avoir transité au camp de concentration Natzweiller, il est transféré à Dachau puis à Mauthausen avant d’être affecté, comme son beau-frère Armand au Kommando de Melk. Pour éviter d’être séparés, les deux beaux-frères n’ont pas fait état de leur parenté. Choqué par l’assassinat de son beau-frère Armand Perrin, Pierre développe un érésipèle qui le rendit aveugle. Il est décédé de maladie au Kommando de Melk le 9 février 1945, huit semaines après son beau-frère.
Guillaume Maisse
Guillaume Maisse est le petit-fils de Georges Belin. Il fait de la recherche par rapport à l'histoire de de 83 hommes et femmes qui ont été deportés dans les camps nationalsocialistes le 27 Août de Pexonne, France. Des 69 personnes internés à Mauthausen seulement 18 ont survecu.
Emplacement dans la pièce des noms

